Un documentaire retraçant les évènements de Gwangju au travers de photographies d’archives et de témoignages.

KIM‑GUN 김군

de KANG Sang-woo - 2018 - 1h25

SYNOPSIS

Qui est le jeune homme armé sur cette photographie emblématique du soulèvement populaire de Gwangju ? En 2015, le politicien conservateur JEE Man‑won, analyses faciales à l'appui, affirme qu'il s'agissait d'un agent nord‑coréen mandaté pour inciter à la violence contre le gouvernement dictatorial sud-coréen. Les survivants n'acceptent pas cette théorie du complot ; une témoin des événements de mai 1980 croit d’ailleurs y reconnaître Kim‑gun, un simple sans abri vivant sous un pont de Gwangju. 

LE COMMENTAIRE DE FLORENCE CHERON, PROGRAMMATRICE AU FFCP

KIM‑GUN démontre une forte volonté pédagogique en rendant consciencieusement compte de la complexité de l'histoire de la Corée du Sud. JANG Seon‑wu, dans A PETAL (1995), puis JANG Hoon avec A TAXI DRIVER (présenté au FFCP en 2017) avaient déjà exploré, sous l'angle de la fiction, les événements de Gwangju. Alors que ces films‑là s’immisçaient au cœur du soulèvement, KANG Sang‑woo prend du recul en choisissant la forme documentaire. KIM‑GUN remonte le temps jusqu'à mai 1980 grâce à des photographies d'archives, puis revient progressivement vers l'époque contemporaine en s'appuyant sur de nombreux témoignages actuels. La recherche de l'identité de celui surnommé “Gwang‑su n°1” s'éloigne toutefois du pur documentaire politique qui cherche à démontrer une réalité des faits. Derrière la grande Histoire, KIM‑GUN s'attarde à relater le parcours de manifestants qui cherchent à se remémorer leur propre histoire entre mélancolie et justesse du souvenir.

KANG SANG-WOO

Né à Séoul en 1983, KANG Sang-woo a étudié la physique et l’informatique. Il a commencé à tourner des courts-métrages tout en travaillant comme programmeur dans les années 2010. Il a également été assistant-réalisateur sur le long-métrage MANSHIN (2014). KIM-GUN est son premier long-métrage comme réalisateur.


Jeudi 31 octobre à 12h10 | Salle 2

Samedi 2 novembre à 12h | Salle 1